Article 1 - En Égypte ancienne, prendre soin de son corps était déjà essentiel

Article 1 - En Égypte ancienne, prendre soin de son corps était déjà essentiel

On pense parfois que prendre soin de son corps est une préoccupation moderne. Pourtant, il y a près de 2 500 ans, Hérodote observait déjà l’importance que les Égyptiens accordaient à la propreté.

Leurs gestes étaient différents des nôtres, mais répondaient aux mêmes besoins : se laver, protéger sa peau et préserver sa santé.

La propreté avant l’apparence

Dans le livre II de son Enquête, Hérodote raconte que les prêtres égyptiens se rasaient entièrement le corps un jour sur deux afin d’éviter les poux et toute souillure pendant qu’ils servaient les dieux.

Ils se lavaient à l’eau froide deux fois le jour et deux fois la nuit, et portaient des vêtements de lin fraîchement lavés. Hérodote rapporte même que les Égyptiens préféraient être propres plutôt que soignés en apparence.

Ces règles concernaient surtout les prêtres et associaient hygiène et purification religieuse. Elles montrent néanmoins la place accordée à la propreté du corps.

Des recettes vieilles de plusieurs millénaires

Le papyrus Ebers, rédigé vers 1550 avant notre ère, rassemble des centaines de préparations destinées à traiter des maladies, des blessures et différentes affections.

On y trouve notamment du miel, des plantes, des huiles et des matières grasses. Certaines recettes mêlaient médecine, religion et magie. Mais elles témoignent surtout d’une volonté d’observer le corps et de transmettre les remèdes utilisés.

Des résines venues de loin

Au XVe siècle avant notre ère, la reine Hatchepsout fit organiser une expédition vers le pays de Pount, probablement situé dans la région de la mer Rouge.

Les navires en rapportèrent des arbres produisant des résines aromatiques, généralement associées à la myrrhe, ainsi que de l’ébène, de l’ivoire et de l’or.

Utilisées dans les temples, les offrandes et certaines préparations parfumées, ces résines étaient considérées comme des matières particulièrement précieuses.

Ce qu’on en retient

Dans le climat chaud et sec de l’Égypte, se laver permettait d’éliminer la poussière et la sueur. Les huiles et les matières grasses aidaient à adoucir la peau et à limiter son dessèchement.

Nous ignorons si les Égyptiens vivaient ces gestes comme un « moment pour soi ». Mais ils répondaient déjà à des besoins que nous connaissons toujours : rester propre, protéger sa peau et préserver son confort.

Les pratiques ont changé, mais l’essentiel reste le même : prendre soin de son corps n’est ni futile ni superflu.


Sources anciennes et références